Vendre des vacances sur Internet : faire rêver ou faire (vite) réserver ?

20 novembre 2018


Quand on propose des vacances sur Internet, on souhaite généralement… les vendre et donc faciliter la réservation.
Mais vacances obligent, il est aussi important de faire rêver !
Comment faire coexister ces deux objectifs liés, pour son site ?

1. Lorsque les client ont des contraintes de prix, de dates, et que les destinations ou le concept ont moins d’importance, l’accent sera plutôt mis sur la praticité du site et la facilité de réservation. Les critères de recherche, de tri, seront donc mis en avant.

Les comparateurs, les market place, ont l’habitude de présenter les séjours en mettant en avant des formulaires.

2. Lorsque c’est plus une destination, un concept, style de vacances que l’on vend, on met plutôt en avant le rêve. Avec de grandes photos si possible immersives, des vidéos, pour que le client s’y voit déjà.

Les réseaux sociaux comme Instagram, les influenceurs, youtubers, bloggueurs permettent de mettre en avant l’aspect évasion.

Mais sur son propre site, faut-il choisir ?

Si on veut mettre en avant la facilite de réservation, imagine-t-on vendre des vacances sur Internet de la façon ci-dessous ?

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« Ça y est j’ai commandé ma liste de courses ! Hummm, mais ?! Qu’est-ce que j’ai réservé ? » *

Ou bien de cette autre façon, si on veut faire rêver ?

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« C’est magnifique ! J’y passerais des heures à regarder… Mais qu’est-ce que je voulais réserver déjà ? » *

3. Vous l’aurez deviné, je pense qu’il faut mélanger les deux aspects : faire rêver ET faire réserver facilement et rapidement, et que la question est de comment équilibrer les deux.

Un bon exemple de présentation servant ces 2 objectifs, est pour moi le site d’Huttopia.

La première moitié de l’écran présente actuellement de grandes photos et vidéos immersives, et la seconde moitié, un formulaire simplifié avec les critères essentiels de recherche : destination, date d’arrivée, date de départ
+ un lien pour proposer une inspiration, selon des thématiques.

Voir Huttopia

Dans tous les cas, lorsque vous vendez des vacances sur Internet, le curseur à placer entre praticité de réservation et faire rêver, l’évasion, est à placer pour moi selon l’objectif de votre site, sa cible, ses motivations, que vous devez déjà connaître.

Nadège Sémanne

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*** Crédits photos par ordre d’affichage ***
Photo à la une (photo de plage) et 2 >> blogeek licence Creative Commons
https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/

Photo 3 >> Yves Ouellette licence Creative Commons
https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/

Photo 4 >> Paul-Emile Raymond licence Creative Commons
https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/

Photo 5 et 6 >> Voyages etc… licence Creative Commons
https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/

*Les sites vitejereserve.com et vacancesrevees.com indiqués sur les visuels n’existent pas à l’heure où je publie et sont donc des exemples imaginaires.

 

Proposer une newsletter à ses lecteurs intéressés

6 novembre 2017


Quand on publie des contenus écrits sur Internet, on peut être très fier de proposer une newsletter, et souhaiter avoir le plus grand nombre d’abonnés possible.

Comment proposer cela sans faire fuir les lecteurs qui trouvent votre article intéressant ?

Si vous vous demandez comment présenter idéalement un abonnement à une newsletter sur le web, vous pouvez réfléchir à ce qu’il se fait ou non dans la vie physique, avec un journal papier par exemple, acheté dans un kiosque.

Par exemple, vous achetez ce journal papier, vous vous installez tranquillement et êtes immédiatement interpellé par un article dont vous trouvez le titre intéressant…

Par exemple :

ArticleJournal

Quand soudain… Le kiosquier se précipite dès que vous lisez la première ligne pour y coller l’autocollant suivant !

Comme ceci :

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Et pas moyen de décoller facilement cet autocollant… !

Imagine-t-on acheter un journal papier dans un kiosque et vivre cette scène ?

Sur le web, une fenêtre pop up, dont il faudrait chercher la petite croix X pour pouvoir la fermer serait l’autocollant en question… Essayez ensuite de reprendre facilement la lecture de cet article si intéressant que vous étiez… et bien en train de lire !

Alors, comment proposer de s’abonner à une newsletter, sans faire fuir ses lecteurs ?

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Le plus important à mon sens, est le placement de la proposition d’abonnement à une newsletter, sur la page.

Selon moi, la proposition doit se présenter naturellement après la lecture d’un article, et ne pas remplacer la lecture de l’article en cours…

> Pour les personnes fans des fenêtres de type pop up, proposer un pop-under, c’est-à-dire une petite fenêtre qui s’ouvre derrière la page que lit le lecteur, peut être une option… Ainsi le lecteur verra votre invitation à s’abonner a votre newsletter quand il aura fini de lire un article et aura fermé votre site…

> Si vous suivez les statistiques de lecture de votre contenu, et avez déjà une audience, vous pouvez proposer sous les articles les plus populaires, une phrase pour proposer l’abonnement à votre newsletter avec un champ à remplir pour l’adresse e-mail

Ce sera lu naturellement à la fin de votre contenu puisque cette phrase sera écrite avec la même typographie que votre article, et si cette phrase n’est pas placée sous chaque article, mais seulement sous les plus lus, elle ne devrait pas lasser les lecteurs les plus assidus…

Avec les réseaux sociaux, vos lecteurs peuvent aussi voir vos nouveaux articles s’ils sont visibles dans leur fil d’abonnements, proposer une vraie newsletter avec du contenu en bonus plutôt qu’une alerte quand un nouvel article paraît, permet de faire une distinction  entre les canaux réseaux sociaux / e-mails et permet aussi de proposer des contenus légèrement différents selon les segments de votre audience ==> ce qui implique de bien connaître vos lecteurs et leur degré d’intérêt quant à votre site.

Nadège Sémanne

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Illustration à la une carte postale >>Jessica Quirk licence Creative Commons
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Illustration 4 newsletter sign up >> Rob Eslin licence Creative Commons
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Photo 1 homme lisant le journal >> dacian dorca-street photographie licence Creative Commons
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Retargeting or no retargeting… la question de l’achat à terminer

23 octobre 2017

Dans un commerce de proximité, quand on va acheter quelque chose, on sait pourquoi on y va, et généralement, on entre dans le magasin, on achète et on sort avec notre article !

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Un magasin qui n’a pas tellement besoin de retargeting…

Sur le web, on peut parcourir toutes les rubriques de vente, consulter moultes fiches produit, comparer les prix, et… aller ailleurs sans avoir acheté ! Certains acteurs du e-commerce, pour ne pas perdre d’acheteur potentiel, mettent donc en place un retargeting. Quels sont les autres points à vérifier pour ne pas perdre d’acheteur ?

Tout d’abord, le retargeting kezako ? Et bien, si on comparait le retargeting dans le e-commerce à ce qu’il se passerait s’il était mis en place dans un centre commercial physique

=> imaginez, que vous parcouriez les allées d’une galerie marchande

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Le retargeting, ce serait une foule de vendeurs des magasins dans lesquels vous êtes entré précédemment, qui vous suivraient partout où vous iriez, y compris dans les autres magasins. Un peu, comme ceci :

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en portant et mettant à votre vue, les articles que vous aviez vus auparavant, mais pas achetés ! Au cas ou vous auriez envie de les acheter finalement…

Sur le web, cela se traduit, par le fait que vous retrouvez affichés, sur des sites qui n’ont rien a voir, par exemple, des sites d’actualités généralistes, des images des produits sur lesquels vous aviez cliqué par le passé sur d’autres sites de e-commerce.

Certains internautes n’apprécient pas de voir qu’on a mémorisé leurs clics précédents et voient cela comme une intrusion.

Du côté des marchands, cela peut être utile de rappeler aux potentiels clients, qu’ils ont cliqué sur l’image de ce joli costume, que ce costume leur a plu, et de ne pas l’oublier au moment de l’achat, surtout quand un potentiel client a visité plein d’autres sites différents pour l’achat d’un costume, par exemple !

Quelles sont les différentes possibilités pour transformer un clic de visualisation d’un produit, en un clic d’achat ?

Il y a plusieurs raisons qui font qu’un internaute consulte mais n’achète pas.

>>> Il était en période de * surf * ou de rêve d’achat. L’internaute cherche l’inspiration, des idées, commence à passer en revue des produits en essayant de savoir ce qu’il lui plairait d’acheter.

Quelle que soit l’efficacité ou la beauté de votre fiche produit, l’adéquation de votre prix, l’internaute n’est pas en phase d’achat et n’achètera donc pas sauf impulsivité. 

Alors qu’est-ce qui pourrait être amélioré ?

1-Faire en sorte qu’il se rappelle de votre article et surtout de votre site, le jour ou il aura envie d’acheter. En général, si votre site web est très marketé, avec beaucoup de contenus, thématisé, bien animé, et que vous avez fidélisé votre clientèle, et êtes actifs sur les réseaux sociaux, l’image de votre site reste relativement bien en tête chez l’internaute.

2-Si vous avez son adresse e-mail et qu’il est déjà client, un e-mail envoyé dans la foulée, lui rappelant la thématique de ce qu’il aura consulté pourrait être utile, un email contenant par exemple des produits qu’il a consultés et des articles, des images en lien avec un univers, un peu comme une page Inspiration ou Tendance d’un magazine.

Cela implique de préparer des e-mails regroupant plusieurs produits sur un thème du moment, prêt à être envoyé.

3-S’assurer que vos produits soient présents sur les réseaux sociaux, notamment les sites permettant de bookmarker ou d’épingler des photos de produit, pour que les internautes, en quête d’inspiration, puissent les sauvegarder dans leurs espaces, et qu’un jour, puissent trouver le lien direct de la boutique en ligne pour les acheter…

>>>> L’internaute avait une vraie intention d’achat, mais n’a rien mis dans son panier. Est-ce parce qu’il n’a pas pu bien visualisé le produit, est-ce qu’il lui manquait une information ? Dans ce cas, soigner les fiches produit permet d’y remédier.

>>> L’internaute a entamé un processus de commande, a mis un article dans son panier, mais n’a pas confirmé la commande.

Est-ce que le processus de commande est trop complexe ?

Ya-t-t’il trop d’étapes à suivre avec beaucoup d’informations à rentrer ?

Ya-t-t’il des éléments non prévus au départ qui s’ajoutent au prix (frais de dossier pour les voyages) et découragent l’internaute qui doute sur le montant du prix final ?

L’internaute se sent-il sécurisé par rapport aux possibilités de paiement ? D’ailleurs, a-t-t’il trouvé son  moyen de paiement favori ? Les délais de livraison affichés ne sont-ils pas trop longs ?

Une idée : un internaute a consulté vos produits mais ne les a pas achetés. Peut-être que du cross-retargeting serait utile ? Par exemple, il a consulté des cravates humoristiques, sans être allé au bout de sa commande. Un retargeting, avec des chaussettes humoristiques hommes pourrait lui suggérer des articles similaires à son intention de départ, sans paraître intrusif.
>>> Le retargeting est un outil parmi tant d’autres, pour essayer de faire en sorte que l’internaute poursuive son achat, et je pense qu’il doit faire partie d’un ensemble de mesures à étudier à propos de son site de e-commerce.

Nadège Sémanne

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Photo à la une (boulangerie) >> stephane licence Creative Commons
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Photo 2 >> detsang licence Creative Commons
https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/

Illustration 3 + à la une >> Elliot Stokes licence Creative Commons
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Illustration 4 >> Guy MOLL licence Creative Commons
https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/

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Le défi de l’e-commerce pour le luxe

6 octobre 2017


Depuis toujours, le luxe est associé à de la haute qualité, de l’artisanat, de l’art, à … l’exception, en somme !

Depuis une dizaine d’années, le e-commerce est devenu une commodité, voire une habitude au quotidien pour certaines personnes en France. Acheter sur Internet devient banal pour la moyenne de la population française.

Comment les maisons de luxe peuvent

-elles tirer parti des avantages du web pour proposer de nouvelles possibilités de contact et d’achat pour leur clientèle ?

Toutes ont un site web. Au minimum, il permet de connaître l’histoire de la Maison, de localiser les boutiques de vente, d’en apprendre davantage sur le savoir-faire unique de la marque, de connaître les nouvelles créations… C’est aussi une vitrine digitale de l’image de marque de la maison.

Alors… qu’en est-il de l’e-commerce sur les sites de luxe ?

1.Le commerce sur Internet répond à certains codes, et par expérience, les marketeurs savent ce qui fonctionne bien :

  • une visualisation facilitée du produit,
    avec des photos de qualité,
    permettant de zoomer dessus,
    de voir des détails d’un produit en gros plan, comme si on était en magasin
  • un descriptif complet
  • la facilité de recherche et de tri des articles selon différents critères : prix, couleur, matière, marque pour les distributeurs…
  • Le nom de l’article et son prix bien lisibles
  • Un bouton de commande bien visible
  • Des éléments de réassurance affichés sur le site : les moyens de paiement acceptés avec les logos des cartes de crédit, les conditions générales de vente, les possibilités de livraison, la connexion sécurisée en https:// , la note moyenne des clients par des sites de certification…

Quand au luxe, il répond à certains codes aussi !

Traditionnellement, dans un magasin physique, les prix ne sont pas affichés, du moins en vitrine !
La star, c’est le produit ! Pardon, ce n’est pas un produit…

C’est une création, c’est de l’art…

2. Alors, sur Internet, faut-il respecter les codes traditionnels du e-commerce ou du luxe ?

Imagine-t-on une robe de haute couture vendue comme ci-dessous :

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Hum… Il y a peut-être un juste milieu à trouver, n’est-ce pas ?!

Mélanger ce qui fonctionne bien sur Internet… et ce qui se fait dans un magasin physique de luxe.

Par exemple :
>> ne pas lésiner sur le nombre et la qualité des photos, permettre aux internautes de visualiser certains détails de matière, de couture par exemple, comme s’ils avaient la robe entre les mains !
Au passage, cela permet de valoriser le savoir-faire de la marque de luxe, en se rendant compte de la qualité ou finesse de certains ouvrages et matières en gros plan.

>> Les photos de la robe peuvent s’afficher et défiler avec un léger effet d’animation :
un fondu par exemple, une fluidité du défilement, assez rapide, qui ne doit pas alourdir le code et la vitesse de chargement du site, mais peut donner un effet d’animation qui évoque l’univers de la marque,  le rêve.

>> Le prix pourrait être affiché, mais pas forcément au premier regard, car dans le luxe, ce n’est pas sensé être le plus important.
par exemple, ne pas se placer sous la photo principale ou le nom de la robe mais sous le texte de descriptif, visible certes, mais ne sautant pas à la figure…

3.Internet permet aussi, grâce à la personnalisation, de prolonger et compléter ce qui est proposé à la clientèle dans les boutiques physiques de luxe.

Sauvegarder les goûts d’un client, sa taille………………………. les matières et couleurs qu’il affectionne………………………….qu’il puisse s’abonner a un thème de collection pour être averti lorsqu’une création sera en vente sur ce thème…………………………proposer un vestiaire virtuel, où le client peut sauvegarder et regarder les créations qui lui plaisent, comme s’il était dans une dressing-room.………………………………proposer la prise en ligne de rdv dans une boutique physique………………………………………. ou livraison à domicile dans un certain rayon autour d’une boutique pour les clients bien connus de la maison…

>>> tous ces outils complémentaires peuvent prolonger l’expérience de la boutique… en ligne !

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Nadège Sémanne

*** Crédits photos, par ordre d’affichage ***Photo à la une (salon) >> bexpokerry licence Creative Commons
https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/
Photo 2 >> la robe sur l’écran de téléphone, Bea Serendipity
https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/
Photo 3 >> Jean-Pierre Dalbéra
https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/

 
 
 
 
 

Ce blog est ouvert. Bienvenue !

2 mars 2017

Je crée ce blog pour publier des analyses, mes points de vue, des coups de cœur, des réflexions et des retours d’expérience.

=> en matière de marketing sur le web
=> & de services web avec un regard orienté « Produit »

Il reflétera sans doute, ma vision du marketing appliqué au web !

* Soyez les bienvenus ! *

Nadège Sémanne