Information importante sécurité

Si vous cherchez mon nom dans les moteurs de recherche, vous pouvez voir dans la liste de résultats un lien sur un site dénommé Apollo .io et ressemblant à un annuaire professionnel.

Important : je n’ai pas créé de profil sur leur site, et une partie des informations sur moi s’y trouvant est erronée. (Je leur ai déjà demandé d’effacer mes données).

A l’heure où j’écris (22/01/2020, 15h16 heure de Paris) le site Apollo .io est classé sous alerte phishing par Cloudflare. (phishing = tentative de récolter des informations personnelles à l’insu de la personne).

Aussi, je vous invite à ne pas cliquer sur un lien me concernant sur le site web Apollo .io, le temps qu’ils règlent ces problèmes.

Nadège Sémanne

Vidéos humoristiques envoyées en message privé sponsorisé : quand ça passe à côté à cause… d'un prénom

A l’heure des réseaux sociaux, et de l’information tous azimuts, les gens reçoivent des milliers et milliers de messages et de publicités chaque jour. Comment sortir du lot ? La vidéo est un format très impactant, et pour se démarquer de la masse, l’humour est aussi un bon moyen.

Alors la combinaison de la vidéo + humour = vidéo humoristique devient un choix très intéressant pour attirer l’attention (voire peut-être bénéficier du phénomène de la viralité en espérant que sa vidéo sera transférée, retweetée, etc par ceux qui l’auront vue et appréciée)

De plus, les possibilités d’envoyer des contenus sponsorisés, directement à la bonne cible (par contenu sponsorisé via les réseaux sociaux) est aussi une option d’efficacité.

Envoyer ainsi une vidéo humoristique à la bonne cible et tant qu’à faire directement dans sa messagerie privée (message privé sponsorisé), autant ne pas hésiter ! C’est…le must !

Comique de situation vs le/la comique de service

Il y a autant de façons d’être drôle dans une vidéo que de personnes qui conçoivent la vidéo. Une des façons que l’on voit régulièrement, est de grossir le trait d’un personnage, de le caricaturer, et c’est le personnage en question qui est drôle.

Un des ressorts publicitaires, qu’on peut voir utilisé, c’est de valoriser un produit ou un service par opposition au personnage qui est ridiculisé dans le spot, par exemple de faire passer le message suivant :

« Si vous utilisez notre produit / service, vous ne risquez pas de ressembler à [ce personnage ridicule] qui ne l’utilise pas, bénéficiez de [avantages_du-produit-ou_du_service] »

Qui a envie d’être celui / celle dont on se moque ? Personne !

Une histoire de choix de prénom :

Comme un personnage doit toujours avoir un prénom, arrive le choix du prénom qu’on va coller à ce personnage ridicule mais tellement drôle, et tellement utile pour faire ressortir les bénéfices-clients du produit / service présenté dans la vidéo…

Prénom & ciblage publicitaire

Bon, la vidéo humoristique avec le personnage ridicule est terminée. L’équipe conceptrice est tellement fière de son personnage ridicule, que le prénom du personnage est mis dans le titre de la vidéo, histoire d’allécher celui ou celle qui regardera la vidéo.

Par exemple, pour une publicité sur un logiciel révolutionnaire qui mâche le travail dans un certain domaine professionnel, cela pourrait donner comme titre pour la vidéo :


« Prénom_du_comique_de_service
fait n’importe quoi
dans [le domaine professionnel de la cible] »

Avec cette vidéo, les gens riront et auront envie de regarder la vidéo en entier, ils verront ainsi directement les avantages du logiciel présenté à la fin de la vidéo, sans devoir lire une présentation ennuyeuse !

Ils n’auront pas envie de ressembler au comique de service, qui fait n’importe quoi, et auront envie d’utiliser notre logiciel…

=> Bon, c’est le moment d’envoyer la vidéo drôle à la bonne cible : objectif vanter le logiciel

Dans cet exemple, le but est de vanter un logiciel professionnel dans un domaine bien particulier.

Etape 1 : alors, autant l’adresser à la bonne cible celle qui travaille déjà dans le domaine professionnel en question.

On peut imaginer que la vidéo humoristique va être envoyée aux personnes travaillant dans le domaine professionnel en question, on peut facilement les trouver sur les réseaux sociaux notamment professionnels, et on peut les cibler (vu que leur domaine professionnel est indiqué sur leur profil)

Etape 2 : il faut que les gens ouvrent le message…

On peut sponsoriser des contenus, ou même des messages privés. Pour augmenter les chances que la vidéo soit vue… on peut imaginer que le choix se porte sur un message privé « sponsorisé ».

Pour augmenter les chances que le message soit ouvert, pourquoi ne pas utiliser le prénom du destinataire dans le message ?

« Bonjour Jean-Michel, voici une vidéo drôle pour vous dans votre domaine professionnel ! »

« Bonjour Clara, voici une vidéo drôle pour vous dans votre domaine professionnel ! »

pour inciter les personnes à visionner la vidéo jointe.

Cela est possible techniquement dans le paramétrage du message sponsorisé, on peut personnaliser le message qui accompagne la vidéo… avec le prénom de la personne qui le reçoit.

Effet de la vidéo envoyée en message privé : la personne a juste associé votre marque à une émotion négative

#FAIL

Il existe en effet un cas, où la combinaison de :

choix d’une vidéo avec un comique de service

+

choix de titrer la vidéo avec le prénom du comique de service

+

choix d’envoyer la vidéo en message privé aux personnes du même domaine professionnel que le comique de service

+

choix d’utiliser le prénom du destinataire de la vidéo dans le message privé

=> n’aboutisse pas à l’objectif qui est de « vanter le logiciel »

mais aboutisse plutôt à :

=

« le destinataire du message privé associe cette marque

à une émotion négative »

… et cette marque ça peut être la vôtre !

=> Que s’est-il passé pour ce cas ?

Et bien c’est le cas où vous auriez envoyé votre vidéo humoristique comportant un personnage ridicule

……… dans un domaine professionnel ABC, en message privé,

………… notamment à une personne travaillant dans le même domaine professionnel ABC,

………………et qui porte le même prénom que le personnage ridicule de votre vidéo…

Cela donnerait donc :

« Tiens j’ai reçu un message privé ! Allons voir !

Je lis :

« [Mon_prénom], regardez cette vidéo drôle pour vous ! Titre de la vidéo : « [Mon_prénom] fait des siennes. en [Mon_domaine_professionnel] »

« Tiens c’est rigolo, ça, une vidéo avec le même prénom que moi ! Je vais donc la regarder »

La personne regarde donc une vidéo comportant un personnage travaillant dans le même domaine professionnel qu’elle, portant le même prénom qu’elle… et faisant n’importe quoi.

Et à la fin de la vidéo, s’affiche le logo de votre marque.

Qu’aura retenu cette personne de la vidéo ?
Que votre logiciel est le meilleur ?

On pourrait douter que non et imaginer ce qu’aura retenu cette personne…

Paramétrer le ciblage des messages sponsorisés, en évitant certains prénoms, ou renommer le titre de la vidéo, me paraît plus adéquat

Bien sûr, les personnes destinataires de la vidéo peuvent comprendre qu’il faut bien qu’un personnage… ait un prénom et que le fait que le personnage ridicule porte le même prénom que le leur est une fâcheuse coïncidence.

Néanmoins, pour ces destinataires-là, l’effet de votre publicité sera… à l’exact opposé de l’objectif poursuivi et peut exposer votre marque à un souvenir d’une expérience négative. (celle de voir son prénom associé à un personnage ridicule)

=> il me parait donc utile, de pouvoir paramétrer les messages privés sponsorisés, pour exclure de la cible, les personnes portant le même prénom que le personnage ridicule de la vidéo si vous utilisez ce ressort comique dans vos vidéos de promotion produit, ou du moins d’éviter de mettre en avant le prénom du personnage ridicule… dans le titre même de la vidéo !

Nadège Sémanne

Publié le 10 décembre 2019

*** Crédit photo ***

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Licence Creative Commons https://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/

"Web2store" "Click & Collect"… et le "Direct2concurrent" ? Et bien, vive la commande en magasin !

Avec le développement des ventes en ligne, l’aménagement des magasins se modifie. Dans certains magasins, les produits les + qualitatifs sont mis en avant (esthétique, prix, attractivité…).

Comment ne pas renvoyer à la maison (et directement chez le concurrent) un client qui vient acheter un simple accessoire ?

La praticité d’Internet et les délais de livraison courts peuvent favoriser l’achat en ligne : pourquoi se déranger et aller au magasin, quand on peut commander tranquillement de chez soi et se faire livrer à domicile, au bureau, dans un relais-colis au pied de la gare ?

L’impact du e-commerce peut favoriser un ré-aménagement des magasins, et au niveau merchandising, il peut être plus avantageux pour un distributeur de mettre en avant les produits les + demandés, + chers, attractifs, et esthétiques dans son magasin physique.

A l’heure du shopping expérientiel demandé tous azimuts, le branding de l’architecture d’intérieur, la décoration pour faire en sorte que le client se sente bien, reste…et achète dans le magasin => chaque m2 compte et tous les produits vendus ne sont donc pas en stock ou présentés dans le magasin.

Pourquoi mettre une pyramide de cartouches d’imprimante quand on peut exposer les derniers laptops avec de si belles couleurs ?

Supposons qu’un client, qui – pourrait commander sur le web -, ait envie de passer dans votre magasin, qui est si bien achalandé, beau et cosy (ce qui n’est pas étonnant vu l’investissement dans le design d’intérieur que vous avez mis dedans… !) pour acheter directement ce qu’il lui manque.

Il n’est pas super pressé, mais quand même, avoir tout de suite son produit ou dans les 48h ce serait bien. Et puis, probablement qu’il aurait envie d’acheter aussi autre chose, un achat d’impulsion peut-être !

Il franchit donc allègrement le pas de porte de votre magasin tout en admirant les derniers effets des éclairages que vous avez mis sur les vitrines…

Imagine-t-on qu’un(e) conseiller(e) de vente, à sa question de savoir si tel accessoire qu’il recherche est vendu dans le magasin lui réponde :

_ « On ne l’a pas en stock, faut commander sur Internet! »

« On ne l’a pas en stock, faut commander sur Internet ! »

« Sur Internet…»

Et c’est tout.

Sur Internet donc…

Sachant que sur Internet, les concurrents sont à 1 clic des autres sites web. Et bien la prochaine fois, dans ce cas, peut-être que le client ne se posera aucune question !

Quand il aura envie / besoin d’acheter quelque chose de potentiellement vendu dans un magasin qu’il aime bien, et bien ce client pourrait avoir le réflexe d’aller directement sur Internet, comme on le lui a dit… au lieu d’aller dans le magasin habituel !

Et tant qu’à faire, il pourrait aller là où il est sûr d’avoir du stock, sa commande rapide, donc peut-être sur une plate-forme très fonctionnelle, très fluide, sur laquelle on commande en 3 clics, et… ce ne sera peut-être pas le site Internet de la marque habituelle

Et peut-être que cette plate-forme tellement fonctionnelle, et rapide, il s’y sentira bien, tant qu’à chercher le pratique, la rapidité et qu’il y restera pour tous ses achats ultérieurs…

Donc, pour un simple accessoire, une partie de l’investissement mis dans un magasin, la décoration, le marketing relationnel avec une marque, et même dans un site web peut être perdue…

A moins que le site web du magasin habituel soit prêt à se challenger pour être aussi rapide, fonctionnel, et avec un stock aussi important que le principal concurrent, cette fameuse plate-forme mondiale…

A l’heure de la généralisation du e-commerce, loin d’un effet « gadget », il me semble crucial d’équiper tous les vendeurs en magasins spécialisés, de dispositifs connectés permettant de commander et payer directement en magasin, et d’être livré à domicile.
(grâce à un compte-client unique, le même que celui du client qui a déjà commandé sur votre site web)

Pour que la réponse :

« Nous ne l’avons pas en stock, mais on peut le commander tout de suite, et vous le recevrez chez vous dans 48h. Vous avez un compte client ? »

=> permette de poursuivre la relation avec son client

=> en lui laissant la possibilité de commander et payer en magasin (sans redonner son adresse, déjà connue) et d’être livré chez lui

En bref, éviter de faire du… «Direct2concurrent» !

Nadège Sémanne

Publié le 17 septembre 2019